Rallye 2008 
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Le
rallye 2008 de l'AST
Les occupants des cinq voitures qui prirent part
à la "compétition" étaient tous unanimes:
ce rallye 2008 était une toute bonne cuvée.
En effet, le circuit proposé par les organisateurs nous fit tourner
dans la région lausannoise avec des lieux inconnus de bien des
gens "de la région", comme nous le fit souvent remarquer
"le" Valaisan de service.
Poste 1: le Vivarium de Lausanne
Les récentes transformations et améliorations de ce lieu
cher à Jean Garzoni,
son chemin didactique amélioré firent que Jean Rosset darda
ses premiers rayons pour nous encourager.
Poste 2: la fontaine des Meules, dans les bois
du Jorat
Le jeu proposé fut de remplir un récipient avec l'eau de
ladite fontaine, juste avec l'aide de nos mains. Sympathique et rafraîchissant.
Poste 3: le joli village de Morrens*
L'esplanade, son coup d'il sur le Jura, ses sandwiches et le thé
d'automne au milieu des arbres séculaires. Le jeu proposé
était un slalom entre ces arbres avec, dans la bouche, une cuillère
en plastique, laquelle contenait une olive verte qui ne devait pas tomber.
Voir certains se déplacer, ainsi chargés
c'était
surréaliste! Spielberg avec son Jurassic Park peut aller se rhabiller!
Poste 4: la Pierre-à-Cambot
Trouver cette gigantesque molaire dans une petite clairière ne
fut pas de tout repos. Heureusement les dames - non pas de la couture,
comme souvent - nous préparèrent le palais pour le repas
principal. Les cinq yaourts à déguster, tous avec deux goûts
différents, secouèrent nos papilles gustatives jusqu'à
l'énervement de votre serviteur. Pour rappel, souvenez-vous du
gobelet numéro cinq
à devenir fou!
Poste 5: le pavillon thaï à Ouchy
Splendide cadeau du roi de Thaïlande qui fit les remous de l'intelligentsia
lausannoise. Que de temps perdu pour l'installation de cette belle uvre.
Il me revient en mémoire cette excellente sentence: "Laissons
faire de la politique à ceux qui ont le temps." A méditer
Poste 6: le restaurant du Chalet-à-Gobet
Une excellente terrine au poivre vert, suivie de suprêmes de volaille,
de tarte aux fraises et le café. Notre nouveau membre, Vincent
Jacot-Descombes nous gratifia du splendide air du Grand-Prêtre de
la Flûte enchantée de Mozart. Il a vraiment un bel organe
vocal.
Après la remise des prix, "le"
Valaisan de service nous avertit que l'année prochaine, le parcours
serait plus long. Alors, vive le rallye 2008 et attendons patiemment celui
de 2009.
* Dans le questionnaire dédié au
major Davel, on nous demandait ce qu'il avait dit dans ses derniers instants.
Voici, tirée de l'excellent ouvrage Histoire du Canton de Vaud,
édité en 1803, la mise au point qui s'impose:
"C'est ici la plus excellente et la plus glorieuse journée
de ma vie. C'est pour moi un jour de triomphe qui couronne tout ce qui
a pu m'arriver jusqu'ici de plus brillant."
On ne doit pas oublier qu'il avait été torturé par
LL.EE. quelques jours auparavant.
"On lui mit les poucettes, que ses bourreaux devaient serrer jusqu'à
ce qu'il criât. On lui fit subir l'estrapade simple, puis avec un
poids de 25 livres.
Davel ne prononça pas une plainte, pas un cri, resta stoïque
au milieu des supplices."
"Vous souffrez beaucoup?" lui demanda un de ses examinateurs.
"Oui, Monsieur, répondit-il, et même de grandes douleurs,
mais je suis persuadé que vous souffrez autant que moi. Jour fortuné,
jour heureux, je suis disposé à tout, je suis dans les fers
pour la gloire de Dieu et le bien de ma patrie."
Après avoir eu la tête tranchée par le bourreau de
Moudon, le corps de Davel fut enseveli au pied de l'échafaud et
sa tête clouée au gibet. Le lendemain, elle avait disparu,
car remplacée par ce quatrain:
Passant, qui que tu sois, voici l'illustre place
Où le brave Davel, d'une héroïque audace
Pour avoir chatouillé notre Ours un peu trop fort
Par un coup de sa patte a terminé son sort.
Claude-Maurice Dépierraz |