Du tout grand Aar
C’est une cohorte bigarrée et non moins cohérente qui partit de Lausanne, à l’heure juste selon l’organisateur et le chauffeur, en direction de Neuchâtel, pour partager en commun le fameux café-croissant. Entre-temps, il fut demandé au GO (Michel officiant comme gentil organisateur), pourquoi sur la première convocation nous faisions la descente de l’Aar et sur la suivante, la remontée… Il s’exécuta de bonne manière en nommant l’absent de la journée, c’est-à-dire Joseph Christe qui lui avait démontré, non sans raison, que certains étaient plus forts en batellerie que d’aucuns. Merci Joseph de cette précision… toute helvétique!
Au passage, deux participants montèrent à Yverdon, ce qui fit que le car de l’entreprise Rémy était rempli à 100 %. Non sans certains commentaires sur la rapidité de déplacement du couple…
Du restaurant, en la bonne ville de Neuchâtel, un mini groupe, sitôt le café avalé, se promena dans le dédale des stands de la Fête des vendanges de Neuchâtel. Notre ami Waldburger s’extasia devant le nombre plus qu’impressionnant de ces stands aux noms parfois cocasses, rieurs ou complètement nuls. Clin d’œil à la fameuse frite… n’est-ce-pas! Et c’est un spécialiste!
Ensuite, départ en direction d’Altreu, petit débarcadère sur le cours de l’Aar avec une splendide terrasse ombragée de trois platanes, devant le Restaurant du Singe Vert. Le ciel bleu et le soleil empêchèrent certains de photographier les deux seuls ciconiidés, perchés dans leur nid, sous leur meilleur angle.
Comme deux cars étaient arrivés en même temps, un léger quiproquo régna. Un plateau d’amuse-gueule passa même sous le nez de Michel. J’en connais un qui ne se gêna pas… d’en profiter!
Après cette halte bucolique et romantique, départ pour Soleure. La porte de Bâle passée, les appareils photos ou téléphones se remirent à crépiter devant la cathédrale Saint-Ours, première église néo-classique de Suisse, commencée par un architecte tessinois en 1762 et terminée par son neveu.
Ah! la famille à l’époque, c’était quelque chose.
Le marché chatoyant et coloré par les stands politiques fut traversé au rythme des autochtones. La Zeitglockenturm (la Tour de l’horloge) avec son fameux cadran astronomique précédait le Restaurant Zum Hirten, où devaient se dérouler les agapes de la mi-journée.
Après un excellent potage à la courge, le saumon frais, accompagné d’un riz sauvage, moins sauvage que certains à une certaine table – d’après mon estimation toute subjective (clin d’œil aux six qui se reconnaîtront) – où régnait une bonne et franche ambiance. Le dessert compléta cet excellent repas, servi par du personnel capable et motivé. A quatre, servir cette cinquantaine de personnes, relevait du défi (et non pas un challenge comme diraient les défenseurs de la langue française!) qui fut réussi.
Cinq petites minutes de marche, pour digérer, comme l’on dit dans notre beau pays, furent nécessaires pour rejoindre l’embarcadère. Et là, une apparition divine. Une belle marquise, en habits d’époque fut requise pour une courte séance de photos pour ceux qui ne doutaient pas de la paix des ménages. Hum, hum!
Ce n’était pas le radeau de la méduse, ce joli bateau qui nous accueillit avec nos tables réservées à l’intérieur.
Les participants de la fameuse table citée plus haut dans le texte s’installèrent sur la plage arrière, pour déguster le vent frais et son pendant dans une bouteille de chasselas de Bienne.
De là résulta une comparaison entre ce plant, son terroir et sa place sur les bonnes tables de Suisse et de Navarre…
Cette rivière dont les bords étaient parfois distants de plus de trente mètres, nous procura quelques exclamations de surprise, toutes teintées de bonne humeur et de satisfaction.
Et nous arrivâmes à Bienne, légèrement secoués… par l’introduction de notre bateau qui voguait sur des eaux calmes, dans les vagues du lac du même nom.
Certains verres furent pris de la danse de Saint-Guy et partirent s’écraser par terre.
Le car et son chauffeur nous attendaient au bout de la jetée. Grand départ en direction de Lausanne.
André Gallay fit des demandes réitérées pour trouver quelques chanteurs, sans succès.
Sur les cinquante participants, je fis le compte de dix-sept dormeurs. Ah! ces chênes qu’on abat… où que l’on scie!
Et c’est donc sur une note positive et partagée que le groupe se dispersa sur la place de parc de la Pontaise. L’on avait programmé et organisé une belle journée et ce fut le cas. Merci à tous.
En attendant la prochaine, votre rapporteur et serviteur,


Claude-Maurice Dépierraz

 

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